Julie Robard-Gendre : Massenet – Roma in Monte Carlo and at Paris Théâtre des Champs Elysées (Sept 2026) – Reviews


Julie Robard-Gendre est magistrale dans ce rôle. Elle est la seule soliste pour laquelle le public enthousiaste n’a pu s’empêcher d’applaudir son impressionnant grand air. Une voix de poitrine très soignée, et une intensité dramatique comparable à l’expressionnisme allemand des années 20 la font ressortir d’un plateau pourtant extraordinaire. Julie Robard-Gendre est pour nous la révélation de cette soirée. Il n’est pas une inflexion, un affect, un regard perdu comme sont ceux des aveugles qui ne soit proposé avec précision tant le rôle est su et pris à cœur. Elle est d’ailleurs une des solistes à regarder le moins sa partition. Avec son impressionnante voix toutes les possibilités lui semblent ouvertes, des notes graves de contralto aux éclats d’une soprano dramatique. ClassiqueNews

À l’aïeule brisée, Julie Robard-Gendre prête son mezzo sombre aux mots cinglants. D’abord drapée dans sa dignité de patricienne au I, elle révèle dans les deux derniers actes, comme sa Proserpine dans l’Ariane du même Massenet, le talent d’une véritable tragédienne – sa grande imprécation du IV bouleverse l’auditoire. Diapason


Écrit pour Lucy Arbell, dernière égérie de Massenet, Posthumia emprunte à la tragédie ses contours les plus sombres. Le regard fixe, comme hantée par le pressentiment du drame, Julie Robard-Gendresemble puiser au cœur de ses entrailles des graves sépulcraux. Sans verser dans un pathos de mauvais goût, le texte est restitué au plus près, dans toute sa grandeur, conformément aux intentions de Massenet qui tenait à qualifier Roma d’« opéra tragique ». ForumOpera

La mezzo-soprano Julie Robard-Gendre incarne une Posthumia plongée dans la douleur et vibrante, au tempérament dramatique à faire frémir. Elle subjugue le public par son interprétation presque inquiétante tant elle s’abandonne sans réserve à son personnage. Sa voix aux graves appuyés et toute teintée de noir convient parfaitement à ce personnage excessif, au-delà à plusieurs reprises d’un vibrato un peu accentué. Olyrix

Julie Robard-Gendre domine le dernier acte dont le rôle de la grand-mère Posthumia en fait la principale — et très convaincante — protagoniste : de sa poignante douleur, la mezzo-soprano française sait plonger dans le registre vocal le plus térébrant pour en extraire in fine la violence la plus noire, la plus sordide : la déchirante décision de poignarder Fausta pour lui épargner une lente agonie. Musicologie

Enfin Julie Robard-Gendre est une Posthumia d’exception : richesse du timbre, vaillance expressive, engagement dramatique, tout saisit dès son apparition et jamais ne faiblit. Anaclase

Ce sont d’ailleurs les plus passionnants, car ils mettent en scène Posthumia, ici incarnée par Julie Robard-Gendre, qui malgré les conditions d’une version de concert, donne la vie avec feu et d’âpres accents au désespoir et aux supplications de la grand-mère aveugle de Vesta. Webtheatre

A partir du quatrième acte, Julie Robard-Gendre remporte un succès mérité pour son interprétation ardemment expressive de Posthumia, l’aïeule aveugle, rôle conçu sur mesure pour Lucy Arbell, qui la fait régulièrement plonger dans l’extrême grave de sa tessiture. ConcertClassic

Le rôle, brillamment incarné en 2026 par Julie Robard-Gendre, est le seul qui suscite une émotion. La mezzo possède une voix sombre, charnue et profondément colorée, qui convient en tout point à ce personnage et lui donne une forte densité dramatique. PremiereLoge

Die stärksten Emotionen vermittelt an diesem Abend Julie Robard-Gendre in der Rolle der blinden Großmutter, was nicht allein an der Dramatik der Rolle liegt. Das herzzerreißende Flehen Posthumias um das Leben ihrer Enkelin wird mit viel Engagement von der Mezzosopranistin gesungen. Dabei schreckt sie auch nicht vor dramatisch “hässlichen” tiefen Tönen zurück, um die Verzweiflung der Figur auszudrücken. KlassikBegeistert