Lucie Peyramaure – Werther in Rennes (October 2026) – Reviews

Une soirée de prises de rôles dominée par la Charlotte très incarnée de Lucie Peyramaure et par la direction attentive de Chloé Dufresne.
Et au centre de ce jeu, il y a Charlotte. Lucie Peyramaure en fait d’abord une jeune femme volontaire, décidée, déjà parfaitement installée dans son rôle de mère de famille. Elle nourrit les enfants, organise, protège, prend en charge. Rien de fragile ici. Mais elle aime Werther. Et le jeu des baisers imaginé par Huffman dit presque tout : au premier acte, c’est Charlotte qui prend l’initiative. Au second encore. Et aux suivants aussi. C’est elle toujours qui donne le dernier baiser et c’est d’une telle beauté et d’un naturel si désarmant qu’on en frissonne encore. Werther, lui, ne cherche jamais à l’embrasser. Il demande pourtant. Lorsque Albert s’y essaie en revanche, Charlotte subit le geste. Et elle le regarde, et Lucie Peyramaure met bien des choses dans ce regard…
Lucie Peyramaure trouve surtout sa pleine dimension dans la seconde partie. La voix gagne alors en chaleur, en ampleur et en dramatisme. La femme se réveille, si l’on ose dire. Dans la grande scène du troisième acte, justement saluée par le public, ce que Charlotte contenait jusque-là semble enfin passer dans la voix. L’épouse et la fille fidèle à la promesse faite à sa mère laissent apparaître la femme amoureuse. Et c’est elle, finalement, qui bouleverse le plus : non parce qu’elle serait faible, mais parce qu’elle sait parfaitement ce qu’elle désire tout en restant incapable de s’autoriser à le vivre. Premiere Opera
Le mezzo ( sic !) charnel de Lucie Peyramaure éblouit par sa sincérité et la justesse du jeu. Tout du long, leur couple de rêve (physique compris !), fait courir dans le public le frisson lacrymal qui fait tout le sel de cet opéra à l’émotion si singulière. ConcertClassic
Face à lui, Lucie Peyramaure offre à Charlotte une voix d’une richesse de couleur particulièrement heureuse : timbre chaud et agréable, rondeur du médium sans sacrifice d’amplitude, projection soutenue tout au long de la soirée. Les ensembles affichent une homogénéité de timbre précieuse à ce rôle, mais, en ce premier soir, le rapport semble encore trop fréquent à la baguette et les regards vers la fosse. La matière vocale n’en demeure pas moins présente et la pénétration du personnage ne demande qu’à s’approfondir…L’Air des larmes de Charlotte, au troisième acte, vaut également à Lucie Peyramaure plusieurs acclamations spontanées du public. Olyrix
Face à lui, Lucie Peyramaure compose une Charlotte d’une tout autre matière : la voix, puissante et brillante, conserve un timbre légèrement pincé qui traverse l’orchestre et gagne en densité à mesure que le drame se referme sur elle. Classykeo
Une production d’une telle cohérence, portée par une distribution aussi homogène et dominée par un couple aussi intensément incarné que celui formé par Julien Behr et Lucie Peyramaure, ne se rencontre pas tous les jours. Lucie Peyramaure, nommée cette année dans la catégorie « Révélation, artiste lyrique » des Victoires de la musique classique, incarne une Charlotte sensible, ardente et profondément humaine. Sa prestation justifie pleinement l’attention dont bénéficie aujourd’hui la jeune soprano. À plusieurs reprises, elle fait vaciller la salle. Unidivers
Lucie Peyramaure, rompue au Répertoire français, aborde Charlotte en mettant l’accent sur le sérieux et la loyauté de la jeune fille avec toute la rondeur de son beau timbre chaud. Quand elle avoue son inclination pour Werther, le caractère passionné de la chanteuse prend toute son ampleur. ForumOpera
Face à lui, Lucie Peyramaure campe Charlotte, avec une voix puissante et brillante qui prend de l’ampleur au fil de l’histoire. RennesEvasion
Face à lui, la Charlotte de Lucie Peyramaure ne manque ni de texte ni de justesse, conciliant intelligibilité et sobriété tragique ; elle aussi réussit son fameux air des lettres, où le passé (quand Werther courtisait la jeune femme non encore unie à Albert), surgit et la submerge totalement. Tout cela compose un dernier acte puissant et bouleversant. ClassiqueNews