Nadja Stefanoff, Airam Hernandez & Zachary McCulloch : Die Passagierin (Toulouse, January 2026) reviews

Face à elle, Nadja Stefanoff impose une Marta bouleversante. Sa première apparition, spectrale et figée, est d’une force saisissante. Le contraste avec la jeune prisonnière du camp — à la fois fragile et digne, terrifiée et résignée — est magistralement rendu. La voix, à la fois douce et puissante, conserve sa qualité sur tout l’ambitus et se déploie dans de magnifiques envolées lyriques. La scène du second acte où Martha évoque, à l’occasion de son anniversaire, l’arrivée de l’automne en Pologne, dans un chant tendre et résigné où elle accepte sereinement la mort, constitue l’un des sommets émotionnels de la soirée….Airam Hernández campe un Walter d’une grande justesse, alliant belle projection vocale, timbre clair et soyeux, et engagement dramatique. Un très bel artiste, dont on admire la grande adaptabilité stylistique (on l’a applaudi aussi bien dans Boris Godounov que Pénélope ou Otello !) Première Loge

Nadja Stefanoff est une merveilleuse découverte : elle est une Marta sans concession, sa scène au début du II (« Würde er mich rufen, Gott der Herr » ) est soufflée avec les tripes et elle sait entretenir le mystère sur sa vraie identité. …..quant à Airam Hernández, il est un Walter puissant, sûr de lui, mais que Lisa réussit à faire vaciller. ForumOpera

Le ténor percutant de Zachary McCullochAiram Hernandez met sa voix sonore au service de Walter, le fiancé veule et opportuniste de Lisa, précis dans le verbe et la versatilité du personnage…Nadja Stefanoff revient au rôle de La Passagère, Marta, qu’elle possède intégralement. De sa belle voix longue elle détaille un chant marmoréen, où sa dignité de résistante est veinée d’amour et de compassion. De ce point de vue, la scène des retrouvailles avec Tadeusz est une des plus bouleversantes du genre. Spectrale dans l’épilogue, elle grave dans nos oreilles les noms de ses défuntes camarades du camp, car « si l’écho de [leurs] voix faiblit, nous périrons tous… » Olyrix

Walter (le vaillant ténor Airam Hernández, parfait en mari égoïste) …La passagère, incarnation fantastique de Nadja Stefanoff, flamme sombre et tenace… Surgit parfois un trio vocal évoquant les Parques, notamment pour les trois SS, rôles redoutables incarnés par Damien Gastl, Baptiste Bouvier et Zachary McCulloch. ConcertClassicAiram Hernández campe un Walter convaincant, mari furieux que son épouse lui ait caché son passé et par là même inquiet pour sa carrière de diplomate…Dans le rôle de Marta, Nadja Stefanoff – qui avait déjà chanté le rôle à Innsbruck – est bouleversante d’intensité et de lyrisme, avec une ligne de chant émouvante, à l’image de la force d’âme de son personnage qui s’exprime notamment dans le bel air de l’acte II. Bachtrack

Idéale aussi la Martha irradiante, noble et fière de Nadja Stefanoff, souvent confinée dans un aigu dont elle préserve la rondeur et la souplesse…Le ténor brillant d’Araim Hernandez est parfait pour Walter, le diplomate carriériste ébranlé par les aveux de sa femme. Diapason

Habituée du rôle qu’elle a chanté sur de nombreuses scènes (notamment à Innsbruck, où la présente production a été créée), Nadja Stefanoff se saisit de son rôle décisif par une présence magnétique et toujours juste. Son chant parfaitement projeté met le texte au centre de l’attention, faisant de chacune de ses apparitions un moment marquant. …On aime aussi le chant incandescent et viril d’Airam Hernández (Walter) Concerto.net

Face à elle, Nadja Stefanoff est magistrale. Elle incarne Marta avec une présence envoûtante. La soprano émeut par son chant profond, habité par la promesse de perpétuer la mémoire de tous ceux qui ont péri dans les camps. Elle porte le poids de multiples souffrances avec une force impressionnante.

Moins présents, les personnages masculins peuvent cependant compter sur l’engagement de deux interprètes bien connus du public du Capitole. Tout d’abord, Airam Hernandez qui joue le mari de Lisa. Le ténor espagnol aborde toujours ses rôles avec beaucoup de justesse. C’était déjà le cas, la saison dernière avec Erik du « Vaisseau fantôme ». Il sera en fin de saison Don José dans « Carmen ». La Dépêche

Marta dont la soprano dramatique allemande Nadja Stefanoff a fait sien le rôle, irrévocablement, définitivement. Surprenant. Exaltant….Airam Hernández est, si je puis dire, Walter. Le personnage, époux de Lisa, est parfaitement rendu, pourtant pas épargné par le livret qui lui offre quelques répliques d’un abject total, que le ténor espagnol nous assène par un chant …rayonnant d’un ténor presqu’héroïque. Dans l’expression du cynisme comme de la peur éprouvée, lui aussi, il est veule, égoïste à souhait. Bravo pour le rôle de composition. Culture 31

Du spectacle d’Innsbruck en 2022 subsiste Nadja Stefanoff, en Marta. Là encore, les douleurs chantent beau, et chaque phrase est conquise jusqu’au bout du souffle. Elle s’agrippe à une substance vocale sciemment friable, aux confins du minéral, qui sert le parcours du personnage. Airam Hernández compose lui aussi un firmament de ligne, se frayant un chemin de lumière entre les obstacles et les injonctions contradictoires du personnage de Walter. OperaOnline

Marta, La Passagère, est confiée à Nadja Stefanoff, la seule qui ait chanté son rôle auparavant. Son soprano, intensément lumineux, irradie ce personnage, véritable image inextinguible du remords… Walter, l’époux diplomate de Lisa, qui va découvrir le passé nazi de sa bien-aimée, mais soucieux avant tout de sa carrière, c’est Airam Hernandez et son ténor vaillant et incandescent. ClassicToulouse

Marta revient à une habituée du rôle, Nadja Stefanoff, port de reine, présence magnétique, lyrisme incandescent. Telerama

À ses côtés, par son timbre clair et moelleux, Airam Hernández apporte à Walter séduction et humanité, sachant rendre au personnage sa puissance masculine mais aussi sa faiblesse face à l’amour qu’il porte à Lisa malgré tout, et aux contraintes sociales dues à son rang…Face à Lisa, Nadja Stefanoff matérialise une Marta pleine de contrastes, autant dans la dignité fragile de la jeune prisonnière que dans celle vengeresse de cette silhouette féminine énigmatique sur le bateau. La force d’engagement de la soprano est vibrante de bout en bout, avec comme point culminant la sixième scène du second acte où elle accepte calmement sa mort avec un chant viscéral. Resmusica

Walter, son époux, incarné par Airam Hernández , impressionnant de vérité grâce à un jeu, une diction et une projection impeccables…Marta, seul personnage non concerné par une prise de rôle, fut interprété, oh comble du luxe par Nadja Stefanoff, émouvante et captivante. Elle nous fait littéralement vivre les affres de cette horreur! Elle se consume littéralement dans la souffrance, l’espoir, le souvenir…bravo! Culture31

Dans le rôle de Walter son mari le ténor bien connu et apprécié des Toulousains Airam Hernández est aussi efficace dans les passages de mélodie continue du premier acte que dans le lyrisme échevelé du duo de l’acte II. Le timbre aux riches harmoniques lui permet de répondre à toutes les exigences dramatiques du mari pragmatique…Marta est interprétée par Nadja Stefanoff avec une voix large, qui sait rendre les notes du rôle bouleversantes ; elle fait le lien entre les différentes détenues dont elle met en évidence la place humaine qui leur revient ; son grand air « Würle er mich rufen, Gott, der Herr » ne manque ni d’éloquence ni d’une poignante intériorité. Résonnances Lyriques

Nadja Stefanoff, who first took on Marta in the early 2020s, imbues the role with unshakeable dignity, while conveying with devastating sincerity the agony and intolerable distress that course through the character. The warm timbre and meticulous diction of Airam Hernandez suit perfectly a Walter who is as charming as he is unscrupulous…Turpitude and cruelty are vividly embodied in the performances of the three SS guards, portrayed respectively by Damien Gastl, Baptiste Bouvier and Zachary McCulloch. OperaDiary

Also outstanding is the radiant, noble, and proud Martha of Nadja Stefanoff, often confined to the upper register but maintaining its roundness and flexibility…  Araim Hernandez’s brilliant tenor voice is perfect for Walter, the career diplomat shaken by his wife’s confession. PolishMusic