Review : Marion Vergez-Pascal and Nicolas Courjal in Chaarpentier’s Louise at Aix-en -Provence Festival

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Nicolas Courjal : un père au bord de l’abîme – Le traitement du rôle du père est une des réussites du spectacle. Nicolas Courjal, avec sa voix profonde et sa présence scénique puissante, compose un personnage à la fois monstrueux et profondément humain. Jamais caricatural, son père n’est ni totalement bourreau, ni entièrement victime. On perçoit un homme brisé, détruit, qui exerce une emprise terrible sur sa fille tout en inspirant, par instants, une forme d’empathie dérangeante.
La mise en scène ose explorer l’impensable : le lien père-fille comme nœud central de l’opéra, où le personnage de Julien n’est qu’un double rêvé. Le grand duo d’amour final devient alors une scène hallucinée, presque insoutenable, où Louise, délirante, provoque son père tout en lui déclarant une forme d’amour. Une vision taboue, terriblement forte. Théâtre Musical – Opérette

En père bien trop aimant, Nicolas Courjal affiche sa voix de basse aux sommets puissants et ouverts, transposant sur le haut de sa ligne le timbre caverneux du médium, dans une tessiture lissée et un legato élégant. La pulsion perverse du père de Louise est encore enfermée au premier acte, mais explose d’impudeur dans le deuxième, quand le personnage revient, curieusement habillé comme Julien, dans un habile jeu de costume qui annonce le délire de Louise… Marion Vergez-Pascal est une Élise drolatique au mezzo-soprano léger et gracile. Olyrix

Le Père, en Nicolas Courjal, incarne le feu couvé. Son jeu et sa voix profondément généreuse de basse grave et poreuse se tiennent sous la cendre, avant d’exploser sous les coups de boutoir de ses blessures ravivées. Son timbre d’obsidienne et sa projection de basalte le consument. Classykeo

Nicolas Courjal laissera progressivement libre cours à une frustration dévastatrice, « décompensant » dans la fureur d’une ligne de chant aux teintes caverneuses, père dominateur en bottes et marcel, mimétiquement revêtu des atours de l’amant. Le Monde

Nicolas Courjal joue un Père de Louise aimant, mais qui bascule par instants dans des pulsions clairement incestueuses. La basse française possède un grave impressionnant, profond et abondant, tout autant qu’une puissance qui lui permet d’enfler avec force quelques sons. Backtrack

Parfait, lui, la basse française Nicolas Courjal dans le rôle du Père (et aussi du Chiffonnier), ouvrier pétri de contradictions, aspirant au bonheur familial mais débordé par ses pulsions incestueuses. Webtheatre

Nicolas Courjal est particulièrement investi dramatiquement dans son personnage de Père, lui aussi particulièrement névrosé, d’autant que la mise en scène lui en demande beaucoup. Quelques aigus un peu sont à l’arraché, mais cela passe dans le feu de l’action, et contribue à exprimer le trouble psychique du personnage…Marion Vergez-Pascal dispense un timbre agréable en Élise. Forumopera

Buen retrato dramático el del padre – convertido en un ser deleznable, un auténtico monstruo, en  la puesta en escena de Loy –  por parte del bajo Nicolas Courjal. En lo vocal, se trata de un buen cantante, musical, sólido en centro y grave. Codalario

En père possessif et toxique, Nicolas Courjal, sombre voix de basse et vibrato parfois trop présent, impressionne surtout dans son accès de démence du dernier acte. Concertclassic

Por su parte, Nicolas Courjal fue un padre de cuidada línea que tuvo su mejor momento en la canción de cuna. Operaactual

Et c’est Elsa Dreisig et Nicolas Courjal, respectivement Louise et son père jaloux qui tirent un ensemble de haute volée avec des incarnations bouleversantes. L’Humanité

Nicolas Courjal use d’une voix caressante et autoritaire à la fois pour camper l’inqualifiable figure du père de Louise. Qu’il parvienne à émouvoir dans de telles circonstances relève du tour de force. Et pourtant, les infinies nuances dont il pare la ligne de chant du père en éclairent les failles et les abîmes. Classiquenews

Mais mieux vaut citer tous ces petits rôles, particulièrement bien distribués et caractérisés, et qui constituent une réussite réelle, … Marion Vergez-Pascal (Élise, la petite chiffonnière). On l’a dit, Nicolas Courjal est une déclinaison de l’homme selon les fantasmes de Louise, ou plutôt les hommes sur qui elle fantasme, Julien et le médecin, sont une déclinaison du père. Il a une voix de basse forte, bien projetée, affirmée, qui effleure la violence et qui n’a pas de nuancier bien développé : là encore, cela convient à la vision du rôle, mais on a entendu des pères (Van Dam) bien plus stylés et plus raffinés … Il reste à discuter pour savoir si le rôle du père doit être si raffiné… Il est ici sans cesse à la limite de la névrose, presque tremblant et il est une véritable incarnation, au jeu particulièrement intense et impressionnant surtout dans les dernières scènes. Dans ce contexte, ce style « je t’aime je te … » convient parfaitement. Wanderer

French bass Nicolas Courjal played Louise’s father, by profession a scavenger of discarded furniture. Though Mr. Courjal’s career is centered on the international repertory’s major bass roles, in the first two acts of Louise he enacted an Offenbach comic bass, only to become a terrified father in huge outrage in the final scene of the opera. Mr. Courjal gave a complete performance. Operatoday

au père dont Nicolas Courjal, avec cette voix aux couleurs de vieux cognac, exprime le déchirement, l’enfermement en un passé dont il est incapable de se défaire, avec les ombres qu’il ne veut pas s’avouer, jusqu’à la déchirure de ce cri ultime, accouchement de son malheur de père trop aimant. Operaonline

Nicolas Courjal si rivela una scelta più che azzeccata nel ruolo del Padre, per la linea morbida e la vocalità ambrata. Riesce inoltre ad aderire alla regia, disegnando un personaggio più sensuale del consueto, senza trasformarlo in viscido o decrepito. Connessiallopera

Nicolas Courjal, cui è affidato anche il lamento dello Straccivendolo, è il manipolatorio Padre di Louise: tanto nel primo atto si dimostra ipocritamente comprensivo e paterno, quanto nell’ultimo si rivela minaccioso, grazie allo sfoggio di una voce robusta e granitica. Operaclick